SAMAO 2026 et SEMH-AES : Les trois pays du Sahel un développement pensé par eux-mêmes

Le camarade ministre de l’Energie, des Mies et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA a coanimé, avec ses homologues ministres du Mali et du Niger, le mercredi 16 septembre 2026 à Ouagadougou, le 2e panel de haut niveau sur le thème : “harmonisation des politiques énergétique, minières et pétrolière dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives”.
Ce panel de haut niveau, 2e du genre après celui du mardi, a été modéré par l’ingénieur pétrochimiste, Mahaman Laouan GAYA. Il a été animé par le camarade ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré GOUBA et ses homologues, ministre des mines de la République du mali, Pr Amadou KEITA, celui de l’énergie et de l’eau, Pr Tiémoko TRAORE. L’on comptait également le ministre du pétrole de la République du Niger, Hamadou TINI et le conseiller spécial du président de la République du Niger, Abdourazakou Abdou MOUMOUNI, chargé des questions minières et énergétiques.
Chaque panéliste a résumé ce qui est fait et ce qui en cours de réalisation dans son pays dans les secteurs de l’énergie, des mines et des hydrocarbures. Et dans la dynamique de souveraineté voulue par les dirigeants de l’AES, ils ont se sont prononcé sur la transition énergétique.
Pour le conseiller spéciale du président du Niger, la transition énergétique intervient au moment où les pays africains commencent l’exploitation de nos ressources pétrolières. Il a revendiqué une conception de cette transition énergétique pour l’Afrique. Le ministre malien de l’énergie et de l’eau a renchéri en disant que la transition énergétique n’est pas seulement un changement technologique mais une vision qui est déjà partagée au niveau de notre Confédération. « Pour y parvenir, nous devons avoir cette articulation entre le massif solaire que nous avons, l’électricité sur nos cours d’eau, hydrogène, le nucléaire, … », a-t-il ajouté.
Quant au ministre de pétrole du Niger, Hamadou TINI, il a indiqué que toutes les anciennes politiques des industries extractives dans nos pays ont été orientées vers des besoins qui ne sont pas les nôtres. A son avis, il est nécessaire de recentrer les réflexions sur nos propres besoins avec une liste de minerais que nous allons considérer comme stratégiques ou critiques. « Nous devons apprendre à développer des projets à notre taille et avec nos moyens », a-t-il tranché.
Enfin, le camarade ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré GOUBA a affirmé les documents élaborés et signés le 13 août 2026 par les trois pays qui leur permettra d’avancer de façon méthodique. Tout en rappelant que l’harmonisation n’est pas une uniformisation, il a souligné que l’AES doit avoir un développement pensé par nous-même, et penser après à la transition énergétique. Sur les questions minières, le camarade ministre a révélé que le Burkina Faso travaille à la diversification et que cela doit être implémenté dans tout l’espace confédéral.
Le panel a pris fin avec la signature de deux actes. Le premier acte porte sur l’arrangement en lien avec le logo type de la SEMH-AES. La validation des travaux des experts permet de doter l’AES d’un symbole d’identification de la SEMH-AES. Le deuxième acte paraphé par les ministres, porte sur la validation des projets innovants, après la délibération du jury.
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